Isabelle Hayeur

(D)énoncer

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Samedi 12 septembre au samedi 7 novembre 2020
Photographie et vidéo
Commissaire : Mona Hakim

Exposition tripartite, présentée en trois lieux, en collaboration avec la galerie Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke et la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval.

Isabelle Hayeur est reconnue pour la rigueur et la cohérence d’une œuvre conçue autour d’enjeux sociaux et politiques liés à l’environnement. L’engagement de l’artiste à l’égard de l’environnement et du sinistre destin qui lui est réservé est tenace et inaltérable. L’exposition (D)énoncer, déclinée dans trois régions du Québec, retrace les déplacements et les investigations d’une photographe et vidéaste en action, sans cesse à l’affût des bouleversements subis par nos écosystèmes et qu’elle transpose en images et en mots. L’exposition (D)énoncer accorde une grande place à sa production récente, incluant des œuvres inédites. Celles-ci sont jumelées à ses premières prises de vue en sols excavés jusqu’à son implication auprès de rassemblements de citoyennes et de citoyens et de groupes activistes. Son travail traduit les maux dont souffre notre planète ; un travail qui entre en résonance de manière saisissante avec la crise sanitaire actuelle.

Dans le volet présenté spécifiquement à Plein sud, les photographies de la série Underworlds, jumelées à la vidéo-choc Adrift, dressent le portrait d’un désastre écologique et des conséquences déplorables des activités d’une industrialisation massive sur nos océans. Captées, entre autres, sous les eaux glauques du cimetière de bateaux de Staten Island sur la côte est américaine, les œuvres d’une troublante beauté cachent mal les cicatrices causées notamment par les navires de forage et les pétroliers qui naviguent librement non loin des rives.

Les volets de l’exposition (D)énoncer présentés à la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval et à la galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke jettent respectivement un regard critique sur les territoires urbains et ruraux laissés à l’abandon, et les paysages façonnés par l’hydroélectricité au Québec. Une importante monographie sur la pratique d’Isabelle Hayeur sera lancée dans le cadre de l’exposition (D)énoncer.

Expositions

 
Centre culturel de l’Université de Sherbrooke

Mercredi 28 octobre au samedi 19 décembre 2020

 
La galerie d’art Antoine-Sirois réunit les séries Le Camp de la Rivière, documentant une occupation citoyenne aux abords d’une compagnie pétrolière en Gaspésie ; Dépayser, portant un regard critique sur les paysages façonnés par l’hydroélectricité au Québec ; et Underworlds, sondant la dégradation des plans d’eau, plus particulièrement ceux du Nord (Québec et Oregon).
 
Maison des arts de Laval

Dimanche 13 septembre au dimanche 8 novembre 2020

 
À la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval, des vidéos et des séries de photographies sont regroupées autour de sites naturels déracinés, de zones urbaines perturbées et de milieux ruraux laissés à l’abandon par des phénomènes environnementaux dévastateurs. Des paysages aquatiques altérés complètent l’exposition et démontrent à leur tour le triste constat des profondes mutations que subissent nos territoires.

Plateforme numérique

Présente dans les trois lieux, une plateforme numérique et interactive permet d’infiltrer le processus créatif de cette artiste engagée, de réfléchir avec elle sur la manière dont nous habitons le monde.

Monographie

Isabelle Hayeur

Une monographie de 360 pages, traitant de l’ensemble de la pratique d’Isabelle Hayeur, est publiée pour l’occasion, incluant des textes de Mona Hakim, Peggy Gale, Isabelle Hayeur et Ann Thomas.

Textes en français et en anglais
360 pages — 359 reproductions
Couverture rigide — 30,5 x 23,5 cm (12” x 9,5”)

Production : Plein sud édition
Édition : Plein sud édition, la galerie d’art Antoine-Sirois de l’Université de Sherbrooke et la salle Alfred-Pellan de la Maison des arts de Laval

Prix : 70 $ (CAD)
ISBN 978-2-922256-86-4
Achat : boutique en ligne


Isabelle Hayeur est connue pour ses photographies et ses vidéos expérimentales. Sa démarche s’inscrit dans la perspective d’une critique environnementale, urbanistique et sociale. Ses œuvres ont été largement présentées dans des expositions, notamment au Musée des beaux-arts du Canada, au Massachusetts Museum of Contemporary Arts, à la Neuer Berliner Kunstverein, à la galerie Bruce Silverstein de New York et aux Rencontres internationales de la photographie à Arles. Elle a été accueillie dans plusieurs résidences d’artistes, dont la Rauschenberg Residency et l’International Studio & Curatorial Program (ISCP). Ses œuvres figurent également dans de nombreuses collections publiques et privées. En 2015, Isabelle Hayeur était finaliste au Scotiabank Photography Award et en 2019, elle remporte le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie.

Mona Hakim est historienne de l’art, critique et commissaire indépendante. Ses recherches portent sur divers enjeux liés aux pratiques photographiques actuelles. Ses écrits paraissent dans les catalogues d’exposition, monographies d’artistes et revues spécialisées. À titre de commissaire, elle a réalisé plus d’une vingtaine d’expositions ; parmi elles, deux importantes expos collectives (2000 et 2017), traçant un portrait de la photographie québécoise, ont circulé dans des musées mexicains, sous la direction d’Occurrence, espace d’art et d’essai contemporains. Elle est également active comme conférencière, membre de jurys et de conseils d’administration. Elle a enseigné l’histoire de l’art et l’histoire de la photographie au collégial pendant de nombreuses années et a siégé au sein des comités de sélection de la Politique d’intégration des arts à l’architecture.


Isabelle Hayeur : (D)énoncer est une exposition tripartite, produite par Plein sud, centre d’exposition en art actuel à Longueuil. Elle a été réalisée grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.

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