Karen Tam

Les enfants des brigands

Commissaire : Ariane De Blois
Samedi 3 septembre au samedi 22 octobre 2022
Finissage, le 20 octobre 2022 : soirée de clôture festive de 18h à 20h

Entrevue avec Karen Tam
Entrevue réalisée à Plein sud le 31 août 2022 par Élisabeth Laliberté De Gagné

Vernissage, le samedi 10 septembre, de 14 h à 17 h
Finissage, le jeudi 20 octobre, de 18 h à 20 h

Quels échos les divers pans de l’Histoire, même méconnus ou oubliés, trouvent-ils dans notre imaginaire collectif ? De quelle manière façonnent-ils nos affects et nos subjectivités contemporaines ? C’est à partir d’interrogations fondamentales de cette nature que se fonde l’exposition Les enfants des brigands. Ayant pour trame de fond les mouvements millénaires entre l’Occident et l’Orient, l’exposition examine plus particulièrement certains aspects propres au vécu de la population d’origine chinoise au Canada.

Sur la base d’une archéologie personnelle, Karen Tam investit le champ du sensible pour tisser des liens entre le passé et le présent, et pour rendre visibles certains morceaux choisis de la culture et de l’Histoire de la diaspora sino-canadienne. Les œuvres, réalisées à partir d’une grande variété d’approches plastiques, entrent en résonance pour célébrer les communautés chinoises tout en évoquant l’adversité systémique dont elles ont été victimes au fil du temps. Dans le contexte de la résurgence des violences racistes envers les Asiatiques, qui ont été injustement associé·e·s à la propagation de la COVID-19 au pays, l’exposition se présente comme un refus de « manger l’amertume [吃苦] », à savoir de se soumettre à l’inacceptable.

La mémoire, la perte, la nostalgie et la résilience sont autant de thèmes qui traversent l’exposition. Celui du brigandage, évoqué dans le titre, est quant à lui un clin d’œil à la revue missionnaire jésuite Le Brigand qui a largement contribué à diffuser des connaissances – et des préjugés – sur la civilisation chinoise au Canada français au début du 20e siècle.

Note biographique

Vivant et travaillant à Tiohtià:ke/Montréal, Karen Tam est une artiste dont les recherches portent sur différentes formes de construction et de représentation de l’identité culturelle à travers installations, sculptures, œuvres textiles et dessins. Depuis 2000, elle a exposé son travail et participé à des résidences artistiques en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, notamment au Victoria and Alberta Museum (Royaume-Uni), au He Xiangning Art Museum (Chine), au Musée des beaux-arts de Montréal (Canada), à la résidence Deutsche Börse Residency au Frankfurter Kunstverein (Allemagne). Elle a reçu des subventions et des bourses du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Karen Tam est récipendaire du Prix Giverny Capital 2021, et elle a été finaliste du Prix Louis Comtois en 2017, finaliste du Prix en art actuel du Musée national des beaux-arts de Québec en 2016, et elle a été sélectionnée sur la liste longue du prestigieux Prix Sobey pour les arts en 2010 et en 2016.

Karen Tam a obtenu un diplôme de maîtrise en sculpture à la School of the Art Institute of Chicago ainsi qu’un doctorat au Centre for Cultural Studies de la Goldsmiths, University of London. En plus de faire partie de collections privées au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni,les œuvres de l’artiste sont présentes dans de nombreuses collections de musées et d’entreprises, telles que le Irish Museum of Modern Art, le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d’art contemporain de Montréal, la Collection Hydro-Québec, la Collection de la Banque Royale du Canada et la Microsoft Art Collection. Elle est représentée par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal.

Remerciements

Karen Tam remercie le Conseil des arts du Canada pour son soutien. Elle tient également à remercier Hugues Charbonneau, Anita Au-Ng et ses parents Kim Soon Tam et Yin Law Yuen Tam pour leur aide précieuse durant le développement de ce projet d’exposition.


Voir en ligne : www.karentam.ca