Chih-Chien Wang.Residues

Lancement de publication
14 mai 2026, 17h à 19h

Plein sud éditions et la Galerie de l’Université de Montréal sont heureux de vous convier au lancement de la publication 
Chih-Chien Wang. Residues, une monographie coéditée par Plein sud éditions et EXPRESSION, Centre d'exposition de Saint-Hyacinthe, disponible en librairie dès le 14 mai 2026 et à la librairie en ligne de Plein sud éditions.

Chih-Chien Wang. Residues

Édition bilingue français-anglais
Reliure rigide et reliure allemande
Format 20,3 x 25,7 cm
Comprenant des textes de Katrie Chagnon, Céline Huyghebaert, Ariane De Blois ainsi qu'un entretien mené par Sylvain Campeau.

Prix de vente : 70 $
Prix de lancement : 67$

 

Lieu de lancement

Galerie de l’Université de Montréal
2940, ch. de la Côte-Saint-Catherine,
Pavillon de la faculté de l’aménagement
Salle 0056 (niveau rez-de-jardin) à Montréal

 

Ce lancement de publication a lieu en parallèle à l’exposition Chih-Chien Wang. Archéologie de l’infime / Archaeology of Insignificance présentée à la Galerie de l’Université de Montréal jusqu’au 30 mai prochain.

Cet ouvrage a été produit par Plein sud éditions et dirigé par Ariane De Blois, directrice artistique de Plein sud de 2020 à 2024, et conservatrice en art contemporain au Musée d’art de Joliette depuis 2024.

Plein sud, centre d’exposition en art actuel de Longueuil, et EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, remercient chaleureusement la Galerie de l’Université de Montréal pour son accueil.

Chih-Chien Wang est représenté par la Galerie Pierre-François Ouellette à Montréal.

 

Une pratique au carrefour du documentaire et de la fiction

Depuis son arrivée à Montréal en provenance de Taïwan il y a vingt ans, Chih-Chien Wang s’est imposé comme l’une des voix artistiques les plus singulières de sa génération à travers ses photographies, ses œuvres vidéo et ses installations. Son travail, situé à l’intersection du documentaire et de la fiction, explore des thèmes tels que l’identité, l’exil et la mémoire, et interroge avec une rare sensibilité les relations que nous entretenons avec autrui et avec le monde naturel. Observateur attentif de son environnement, Wang possède la capacité de déceler la poésie dans les interstices du quotidien et d’élever ce qui pourrait, au premier regard, paraître tout à fait ordinaire. Ses œuvres s’attardent sur des éléments qui, dissimulés dans la turbulence de la vie contemporaine, tendent à nous échapper. Elles nous invitent à contempler, à ralentir, à prêter l’oreille aux murmures et aux silences, et nous conduisent, inévitablement, vers une réflexion plus profonde sur le sens de la vie. Comment les traces de notre passé (personnel autant que collectif) façonnent-elles notre présent et notre rapport à ce qui est à venir ?

Formé initialement comme cinéaste documentaire à Taïwan, Wang s’est tourné vers la photographie après s’être établi à Montréal, faisant de la création d’images un moyen de se familiariser avec un lieu d’abord étranger. Cette pratique attentive, proche dans son esprit d’une posture phénoménologique, traverse l’ensemble de son œuvre : que ce soit dans ses séries de natures mortes mettant en scène des fruits tropicaux (qu’il décrit lui-même comme des autoportraits cognitifs), ses projets relationnels documentant des espaces habités par d’autres, ou ses vidéos performatives explorant la construction de l’identité et les mécanismes de la mémoire et de l’oubli, Wang cherche continuellement à établir un terrain commun à partir duquel entrer en relation avec le monde et avec autrui. Son travail lui a valu le Prix Louis-Comtois, décerné par la Ville de Montréal et l’AGAC, en 2020, ainsi que le Prix de photographie du Conseil des arts du Canada (Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie) en 2017, deux distinctions qui attestent de la reconnaissance que sa pratique a obtenue au sein de la communauté de l’art contemporain.

Une forme de publication qui reflète la démarche de l’artiste

Cette publication de 340 pages se distingue par sa forme, conçue en cohérence avec la pratique même de Wang. Plutôt que de suivre la structure conventionnelle de la monographie, chronologique et essentiellement portée par les textes, Résidus prend certaines libertés formelles afin d’offrir une compréhension incarnée de la pratique de l’artiste, plutôt qu’une perspective strictement intellectuelle.

La publication prend la forme de deux volumes logés dans un élégant coffret : l’un consacré aux textes, l’autre aux images. Conçus pour être lus séparément ou ensemble selon les préférences de chaque lecteur·trice, les deux volumes favorisent les rencontres inattendues et les libres associations entre les écrits et les œuvres. Les 150 reproductions photographiques réunies dans le volume d’images ont été sélectionnées de manière intuitive, en puisant dans différents corpus pour créer une expérience de lecture renouvelée et poétique qui fait écho à la dimension sensorielle de la pratique de Wang elle-même. Ce sont les œuvres elles-mêmes qui occupent le devant de la scène, plutôt que les documents d’exposition, favorisant ainsi un rapport intime avec la pratique de l’artiste.

 

Trois textes, trois perspectives

Le volume de textes réunit trois contributions de genres différents, chacune abordant à sa façon la richesse et la complexité de l’œuvre de Wang.

Katrie Chagnon, professeure agrégée en histoire de l’art à l’UQAM et à l’Université Laval, et rédactrice en chef du magazine culturel Spirale depuis 2021, ouvre le volume avec un essai intitulé Chih-Chien Wang : à la recherche d’un sol mouvant. S’appuyant sur une approche phénoménologique, Chagnon explore la quête d’appartenance, spatiale, temporelle et identitaire, qui sous-tend la pratique de l’artiste. Elle examine comment le motif récurrent de l’eau évoque une image benjaminienne de l’origine comme quelque chose d’irréductible à l’enracinement, et considère la manière dont l’imagination et la notion de devenir sont mobilisées dans l’œuvre de Wang pour explorer une existence tissée d’affects et d’interactions multiples.

Céline Huyghebaert, artiste et écrivaine récipiendaire du Prix du Gouverneur général en 2019, contribue un texte de fiction original composé en réponse aux œuvres de Wang. Cette pièce littéraire prolonge, sur le plan formel, l’invitation à la libre association qui traverse l’ensemble de la publication, offrant une entrée dans l’univers de l’artiste par un mode sensoriel et narratif plutôt qu’analytique.

Enfin, un entretien mené par Sylvain Campeau, poète, critique d’art, essayiste et commissaire d’une quarantaine d’expositions, donne directement la parole à l’artiste, offrant aux lecteur·trice·s un accès privilégié à sa propre réflexion sur son parcours et les questions durables qui traversent sa pratique.

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