Patrick Bérubé

Et ainsi de suite …

19 sept au 20 déc 2026
Photographie : Patrick Bérubé, À la recherche du temps perdu, 2022. Crédits : Mike Patten (droite) Patrick Bérubé, Bloc erratique, 2026 Crédits : Patrick Bérubé (gauche)

Exposition

19 sept au 20 déc 2026

Vernissage

19 sept 2026, 14h

Rencontre avec l'artiste

17 oct 2026, 14h

Patrick Bérubé
Et ainsi de suite ...

Direction artistique : Ève Dorais et Daria Elas
19 septembre au 20 décembre 2026
Vernissage : 19 septembre, dès 14h

Double exposition

Cet automne, deux lieux en dialogue : la Maison de la culture Marcel-Robidas et Plein sud, centre d’exposition en art actuel à Longueuil, invitent le public à découvrir l’œuvre fascinante de Patrick Bérubé, figure marquante de l’art actuel québécois. 

Dans ses installations immersives et ses sculptures d’assemblage, Patrick Bérubé transforme des matériaux du quotidien, récupérés, organiques et industriels, en véritables écosystèmes visuels qui interrogent nos rapports à l’environnement, au vivant et à la société. 

À la Maison de la culture Marcel-Robidas, plongez dans un parcours rétrospectif à travers plus de vingt ans de création. À Plein sud,  découvrez le chapitre final d’une trilogie artistique ambitieuse.

 

Vernissage en deux temps : 19 septembre, dès 14h

Pour souligner l'ouverture de cette double exposition, nous vous invitons à un vernissage se déployant dans les deux lieux.

Les festivités débuteront à 14h à la Maison de la culture Marcel-Robidas, puis se poursuivront à 15h30 à Plein sud, centre d'exposition en art actuel.

Afin de faciliter vos déplacements, une navette gratuite assurera un aller-retour entre les deux lieux. Vous pourrez ainsi profiter pleinement de cet événement et célébrer l'ouverture de la double exposition en présence de l'artiste. Réservez ici. 

Vin, bières Boldwin et popcorn gracieusement offerts.

Entrée libre. Tout le monde est bienvenu.

 

 

À la Maison de la culture

Dans le cadre de la double exposition Et ainsi de suite…, la Maison de la culture Marcel-Robidas présente une rétrospective consacrée à l'artiste Patrick Bérubé. À travers une sélection d'œuvres marquantes, elle explore les grands axes d'une pratique artistique développée depuis plus de vingt ans.

L'exposition se divise en trois parties, chacune consacrée à l'une des préoccupations centrales de son travail. La première salle s'attarde sur les mécanismes de répétition qui traversent nos sociétés. Cycles, boucles et motifs de reproduction deviennent les symboles d'une humanité semblant vouée à perpétuer les mêmes erreurs. Contrôle, pouvoir, croyances et consommation y sont abordés avec ironie, révélant la fragilité des systèmes que nous construisons pour donner un sens à notre existence.

La seconde salle s'intéresse à notre relation au temps ; entre mémoire, effacement et représentation. Convoquant archives, images et vestiges du passé, les œuvres montrent à quel point notre rapport à la réalité repose souvent sur des récits incomplets et des stéréotypes culturels. Entre histoire, écologie et société de consommation, Patrick Bérubé remet en question les frontières que l'humain érige entre lui-même et son environnement, révélant ainsi les contradictions qui traversent notre manière d'habiter et de percevoir le monde.

Enfin, la troisième salle propose une version condensée d'Autre/Fois, premier volet de la trilogie Écho/Système, amorcée au Centre d'art de Kamouraska en 2024. S’inspirant des anciens moulins de cette région et des transformations liées à la privatisation des terres agricoles, Patrick Bérubé y explorait le mycélium – ce vaste réseau souterrain qui relie les êtres vivants au-delà des frontières visibles. Autre/Fois explorent différentes notions de cycles, de mutation, d'interconnexion et de transmission des savoirs, en tirant une puissante métaphore d'un monde où phénomènes biologiques, sociaux et culturels s'entrecroisent, se répondent et s'influencent mutuellement. 

À travers ces trois salles, Patrick Bérubé crée des installations dont les objets, images et références interagissent comme les ramifications d'un même organisme. Empreinte d'ironie et de dérision, ce parcours porte un regard critique sur le capitalisme, la surconsommation, les croyances et la vulnérabilité des écosystèmes. La curiosité du public y est sollicitée afin de tisser des liens entre les indices, de circuler entre les idées et de découvrir peu à peu le vaste rhizome qui composent cet univers.

 

À Plein sud

L’installation proposée par Patrick Bérubé à Plein sud prolonge plusieurs des questionnements et réflexions amorcées dans les deux premiers volets d’Écho/Système (présentés au Centre d’art de Kamouraska en 2024 et au Musée d’art de Joliette en 2026). Alors que ceux-ci offraient des espaces de ralentissement, d’écoute et de reconnexion avec le vivant, le passé et le présent, ce troisième volet se déploie comme une projection vers l’avenir, une méditation sur les devenirs possibles du monde et de la matière. Des matériaux tels que le mycélium et le cuivre y agissent comme des métaphores de la mémoire et des réseaux invisibles qui relient toutes les formes de vie.

Si les volets précédents cherchaient à réapprendre à habiter notre environnement, à renouer avec la sensorialité et la présence au monde, la nouvelle installation envisage le présent comme une strate du temps géologique, un fragment inscrit dans une continuité plus vaste où évolution, mémoire et transformation s’entremêlent. Une grande sculpture stratifiée de cuivre et de mycélium, évoquant un bloc erratique, apparaît ainsi comme le témoin de ce monde en transition.

Une vidéo générée par intelligence artificielle, représentant un travelling en forêt et diffusée sur un imposant écran LED métallique et translucide, souligne avec force les frontières entre le réel et le virtuel. Au sol, un tapis vert évoque à la fois l’herbe, le paysage naturel et le fond vert utilisé en cinéma et en photographie pour l’incrustation d’images générées par ordinateur. Ce dispositif ouvre un champ de réflexion sur différentes notions et croyances de figure/fond, de simulation et de perception, faisant écho aux nouvelles réalités virtuelles qui redéfinissent progressivement notre expérience du monde.

Organiques et technologiques, les œuvres interrogent la manière dont les réseaux – naturels, numériques et sociaux – reconfigurent notre rapport à l’écosystème, au temps et à la mémoire. Comme un écho aux systèmes, ce dernier chapitre de la trilogie invite à imaginer, spéculer et anticiper, non pas selon une logique linéaire de progrès, mais à travers une vision cyclique et fluide du temps, où le futur s’enracine dans le passé et le présent, se régénérant sans cesse au contact des forces du vivant.

Biographie

Patrick Bérubé a obtenu une Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Finaliste pour le prix Pierre Ayot à deux reprises, son travail a été remarqué sur la scène nationale et internationale par ses participations à de nombreuses expositions et événements majeurs, notamment à New York, Berlin, Londres et au Luxembourg. Il compte également plusieurs séjours en résidence d’artiste dont le Hangar à Barcelone, en Espagne, la Cité internationale des Arts à Paris, et à Buy-Sellf, à Bordeaux. Membre Actif de la galerie Clark à Montréal, il a aussi réalisé plusieurs œuvres d’intégration à l’architecture (1%).

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